Corliande

Auto édition

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Corliande - Trilogie féerique


Signet Livre I








Corliande, trilogie féerique, 
disponible sur Lulu.com

        Au cœur d’une forêt du sud se cache un village isolé du reste du monde appelé Corliande. Ses habitants, petits êtres vêtus de plumes, aux grands yeux ronds et brillants, y mènent une vie insouciante, dépourvue de dieux et de rêves. L’origine de cette ethnie unique en son genre étant une énigme, Theubacle et Tyvestre, doyens, archéologues et conservateurs du musée, se disputent incessamment le privilège d’en découvrir le secret. Déterrant un jour un livre très ancien, ils travaillent à sa traduction, mais l’interprètent différemment. Le premier est persuadé qu’il s’agit d’une épopée écrite il y a fort longtemps par un peuple venu du ciel, réfugié sur terre, et dont ils seraient les descendants. Son confrère, lui, voit en cet ouvrage une sorte de bible conçue par leurs ancêtres, peuple selon lui très religieux, faiseur de rêves, et qui pourrait s’apparenter aux strates, mystérieusement disparus. Ces derniers vivaient autrefois au nord, au sommet du mont Stratos. Baltos et Serylia, deux enfants passionnés par ces recherches, tentent eux aussi de traduire le document, et échouent. Mais ils découvrent un autre livre : les « carnets de voyage de Prosédis », dont l’auteur fut, trois cents ans plus tôt, le seul corliandais connu pour avoir parcouru d’autres pays. Il y est question de la cité du mensonge, objet d’une vieille légende corliandaise. Cette ville fortifiée est habitée par des êtres fourbes et masqués appelés les menteurs, lesquels prétendent détenir la vérité, prisonnière d’une tour au cœur de l’enceinte. Mais un dédale de rues la rend inaccessible, et ceux qui par malheur s’aventurent entre ces murs s’y égarent et n’en ressortent jamais. Or, on raconte dans divers endroits de la terre qu’une telle cité existe réellement et se trouve précisément au sommet du mont Stratos. Y a-t-il un rapport entre cette légende et leurs ancêtres ? Pour le savoir, les enfants décident de se rendre à l’autre bout du monde, afin de libérer la vérité.






Corliande livre premier 

         Dans ce premier livre, nous découvrons le village et ses pittoresques habitants. Puis nous suivons nos héros Baltos et Serylia dans leurs pérégrinations à travers l'immense région du Deis Paesina. Ils y rencontrent diverses créatures, et sont reçus par les sages en leur somptueux palais minéral. Ces derniers leur révèlent plusieurs secrets, et donnent un nouveau sens à leur quête.

14 € sur Lulu.com





Corliande livre deux

        Le second volume nous emmène au fond de l’océan, à la renconte des ondins, et nous fait découvrir l’existence d’un état mécanique et totalitaire, gouverné par six monarques. Il nous fait enfin explorer le terrible pays des brumes, décrit par les sages du Deis Paesina comme étant l’une des régions les plus dangereuses que la terre ait vu naître, car de ses pièges nul ne sait rien. 


Corliande livre trois 

        Après avoir visité la superbe région d’Eliador, nos amis rencontrent les fées, puis se dirigent vers la cité du mensonge, le but ultime de leur voyage. Sauront-ils triompher de la ruse des menteurs ? La réponse est probablement dans ce troisième et dernier livre. Mais une étape imprévue les mettra aussi en présence d’un étrange magicien au pouvoir inquiétant, et celui-ci leur réserve bien d’autres surprises. 




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Les signets


Signets Livres I et II



Voir ici l'entretien réalisé sur le blog du site nato à l'occasion de la parution du livre premier


Autres articles liés à Corliande :

Ceci n’est pas (tout à fait) de l’héroic fantasy
           


Essai d'enluminure Livre I, Chapitre II









             A la question qui m’a été posée de définir Corliande il m’est assez difficile de répondre, tant ce livre paraît inclassable. Entendons-nous bien : il ne s’agit nullement là d’un jugement de valeur. Je ne prétends pas avoir réussi une sorte d’O.V.N.I. littéraire inédit ne ressemblant à aucun autre. Son non-conformisme, s’il est avéré, et son caractère hybride ont d’ailleurs plus contribué à me fermer les portes des éditeurs qu’à les ouvrir, ce qui n’est peut-être pas la démonstration de son inanité, mais n’est pas non plus la preuve éclatante du contraire. S’entendre dire que son travail n’est pas « formaté », est tout aussi gratifiant que décevant pour l’amour propre, ce terme épouvantable ne signifiant pas obligatoirement qu’il est original mais, plus cruellement, qu’il est « non commercialisable ». Il le fut en effet pour les quelques éditeurs sollicités par moi, et si leur refus, en dépit des qualités que certains lui reconnaissaient, ne me fut pas toujours clairement explicité, je crois en connaître un peu les raisons.  


Ni tout à fait pour la jeunesse, ni réservé aux adultes, ce livre est entre les deux, et ce fut peut-être là le premier obstacle à sa publication. Qu’il me soit donc permis de retourner l’argument en sa faveur : Susceptible, j’espère, de plaire aux adolescents, les deux corliandais héros de l’histoire étant eux-mêmes âgés d’environ treize et quatorze ans au début de leur périple, ma trilogie peut aussi séduire les plus de vingt ans, à condition qu’ils aient conservé un goût prononcé pour l’imaginaire, ce qui est le cas, je pense, d’une bonne partie d’entre nous. Je précise d’ailleurs qu’un peu malgré moi, ou plutôt sans en être vraiment consciente, car un certain recul m’a été nécessaire pour le comprendre, j’ai doté ce projet d’une structure évolutive assez curieuse, faisant « mûrir » les trois volumes à mesure que grandissaient mes personnages. Si le livre I est relativement enfantin, soulevant des questions d’ordre tellurique, voire tribal, celles évoquées dans le livre II sont plus sociétales, et celles du livre III plus philosophiques, si j’ose employer ce terme. Baltos et Serylia quittent leur village, avancent en âge et découvrent la complexité, ce qui transparaît dans la forme et l’agencement du récit. 
Deuxième écueil, le style et l’esprit livrés au lecteur, jeune ou moins jeune, à travers cet ouvrage sont assez différents de ce qui lui est habituellement proposé aujourd’hui dans le domaine de l’imaginaire, autant que je puisse en juger. Sans trop en révéler le contenu je puis dire qu’il n’y est question ni de vampires, ni d’école de sorciers, ni de crimes effroyables. Corliande est un conte féerique, mais s’il se veut dénué de toute mièvrerie, il n’en est pas pour autant le théâtre de combats sanglants entre chevaliers invincibles et puissances maléfiques. Serait-ce une gageure ? J’ai voulu parier sur la possibilité d’intéresser, de surprendre, malgré l’absence de toute violence décrite, sinon évoquée. Or la violence est si souvent associée à cette littérature communément appelée « héroic fantasy » qu’il y avait semble-t-il de quoi dérouter l’acheteur éventuel. De là à conclure que ce livre n’est pas tout à fait de l’héroic fantasy, il n’y a qu’un pas, et je le franchis volontiers. En premier lieu, j’avoue déplorer l’emploi presque systématique de ce mot anglo-américain pour désigner un genre qui, bien loin de n’être que l’apanage des îles britanniques ou des États-Unis, est très largement répandu sur tous les continents et vieux comme le monde. Le problème posé par l’acceptation générale du terme dans la sphère éditoriale est qu’il tend à assimiler toute publication ainsi estampillée à une copie, plus ou moins réussie, du Seigneur des anneaux. 

Casque russe (copie)

A travers ce grand récit, J. R. R. Tolkien souhaitait réinventer une mythologie qui fût propre à l’Angleterre, puisant ainsi largement dans celle des sagas islandaises, berceau des traditions légendaires européennes. Son érudition sans faille, la somme de travail fourni, l’imagination et l’humanisme dont il a fait preuve dans l’épopée des hobbits méritent sans conteste le succès rencontré par son œuvre. Mais si le terme d’héroic fantasy est justifié dans son cas, de par le caractère épique de la narration et le comportement précisément « héroïque » des personnages principaux, il ne l’est pas pour tous les écrits de ce genre. Certes, les contes de fée de notre enfance sont en principe des textes très courts. Une trilogie d’environ 800 pages vous expose fatalement à une comparaison avec l’auteur de Bilbo plutôt qu’avec Andersen ou les frères Grimm. Cependant, je ne crois pas que l’on puisse qualifier Les voyages de Gulliver de Swift, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, La belle et la bête de Mme Leprince de Beaumont, ou Don Quichotte de Cervantès, par exemple, d’héroic fantasy. Or ces lectures-là ont laissé une empreinte autrement profonde sur mon adolescence et mes tentations littéraires. De manière générale, je dirais que l’imaginaire revêt bien d’autres formes et me paraît plus étendu que le modèle imposé par le talent indéniable d’un Tolkien et l’influence qu’il a exercé sur ses disciples. Je me sens d’autant plus autorisée à minimiser cette influence en ce qui me concerne que les trois volumes de cette célèbre trilogie me sont arrivés tardivement entre les mains, alors que la rédaction de Corliande était déjà commencée.
              En outre, sans vouloir faire preuve d’aucun chauvinisme, (je m’en voudrais, moi qui aime tant d’auteurs britanniques) pourquoi devrait-on mettre au rebut des mots tels que « féerie », « contes », « fables » ou « légendes », lesquels sont non seulement de jolis mots, mais sont aussi plus anciens que le terme anglo-saxon, plus vastes et par là-même délestés de toute connotation évoquant dans l’inconscient collectif les exploits de Frodon et d’Aragorn ? Si je les trouve plus aptes à définir Corliande, c’est qu’ils nous renvoient à une toute autre poésie, à un symbolisme différent, plus complexe, plus onirique, plus surréaliste aussi, que celui principalement exprimé dans l’opposition des forces du bien et du mal, même si l’on ne peut réduire le seigneur des anneaux à cette dualité. 

Baltos et Serylia

Alors qui sont au juste Baltos et Serylia ? Des personnages attachants, je l’espère, mais nullement des « héros » au sens chevaleresque du terme. Hybrides eux aussi, ils sont proches des animaux presqu’autant que des humains. Insouciants par nature, ils aiment la paix et la tranquillité, comme tous les corliandais. Ils sont juste un peu plus curieux, plus aventureux que leurs semblables, bien que devant faire face au danger presque toujours contre leur gré. La guerre leur fait horreur, comme toute forme de violence, et tuer un être vivant quel qu’il soit, et pour quelque raison que ce soit, leur semble inenvisageable. La notion de courage leur est étrangère, et elle le restera, ce qui n’en fait pas pour autant des lâches ou des médiocres. La performance physique les laisse de marbre, attirés qu’ils sont bien davantage par la résolution d’énigmes, fussent-elles existentielles, que par l’épreuve de force corporelle et l’affrontement d’ennemis hypothétiques. Le voyage qu’ils entreprennent est initiatique. Il ne les entraînera pas dans des faits d’armes, pas plus qu’il ne leur fournira l’occasion de s’enorgueillir d’une performance quelconque, de remporter une victoire spectaculaire ou d’accroître leur pouvoir. Ils connaîtront la peur et la joie,  l’injustice et l’émerveillement. Ils découvriront peut-être qui ils sont, ou peut-être pas, mais ils reviendront avec la certitude que le devenir est entre leurs mains, et que, d’une manière générale, la question en elle-même est bien plus importante que toutes les réponses possibles


Corliande, un livre sans illustrations


Première esquisse





Certaines personnes, n’ayant vu mes livres que sur internet, ou sur des affiches et autres prospectus, ont été surprises d’apprendre qu’ils ne contenaient pas d’illustrations, hormis celles figurant sur les couvertures. Si le soin que j’ai apporté à ces dernières, notamment dans la représentation de mes personnages, suggère l’idée, et peut-être même l’envie d’en voir davantage, je ne m’en plaindrai évidemment pas. Il n’est d’ailleurs pas exclu que d’autres dessins viennent un jour s’y ajouter (au risque, je me dois de le dire, d’en multiplier le coût s’ils sont en couleur).
Mais je tiens à préciser que Corliande est, et restera, avant tout le fruit d’un long travail littéraire. Il m’a fallu plusieurs années pour en venir à bout. D’abord séduite par le projet d’y inclure des illustrations (dues en l’occurrence à mon amie Sophie Lopez) j’avais un peu abandonné ce point de vue chemin faisant. Je me plaisais à penser que le texte suffirait amplement à créer des images dans l’esprit des futurs lecteurs. Les descriptions, assez nombreuses je l’avoue, ont été minutieusement élaborées dans ce but. Je sais qu’elles peuvent rebuter, particulièrement en ces temps de consommation immédiate et de rentabilité minutée. Mais elles ont le pouvoir, j’en suis certaine, de stimuler l’imagination. Loin de moi l’intention de minimiser l’importance des images, bien au contraire. Elles peuvent aller de pair avec les mots, de même que la musique en d'autres contextes, mais toutes ces disciplines peuvent aussi se suffire à elles-mêmes, et raconter leur propre version d’une histoire.
Sur les conseils d’un tiers, parce que je dessinais déjà un peu, et dans l’optique de l’auto édition qui s’imposait à moi, et qui m’obligeait à envisager un visuel pour les couvertures, je me suis mise à la tâche. Les réactions semblent indiquer que je n’ai pas trop mal réussi. J’espère que le contenu littéraire de ces trois livres, bien plus fondamental à mes yeux, saura trouver un écho tout aussi favorable.


Corliande, suite ?


         Plusieurs lecteurs de Corliande m'ont demandé si je n'avais pas prévu d'écrire une suite. Je supposai d'abord que l'habitude de voir publier de très longues sagas, surtout dans le domaine de la fantasy, avait motivé cette réaction. Je crus déceler aussi une sorte d'insatisfaction. Il semble que la conclusion du livre trois aie quelque peu déconcerté certains d'entre eux. Je reconnais volontiers que celle-ci puisse paraître difficile à comprendre ou tout simplement décevante. Mais il se trouve que cette histoire, qui existait en moi de façon très forte, avait été patiemment construite en vue d'arriver à cette fin, celle-ci et aucune autre. Pour moi, il ne pouvait donc y avoir de suite. Cependant, que les personnages aient pu être assez attachants pour susciter l'envie d'en lire davantage, de les revoir dans d'autres situations, cela n'était pas pour me déplaire. Avant même de terminer la narration, j'avais d'ailleurs envisagé de prolonger leur existence de diverses manières. J'eus parfois l'envie de créer un journal, par exemple, une gazette du village et de ses habitants, avec des chroniques farfelues, des articles "scientifiques", mais à la manière des deux savants ; quelque chose qui, de façon à la fois humoristique et poétique, rendrait compte de la naïveté et de la liberté d'esprit des corliandais. Un public plus large eût peut-être favorisé cette éclosion. Mais ce projet a été écarté, non pas enterré, mais provisoirement rangé dans un petit coin de ma tête.

Essai de maquette pour



Les chroniques de Corliande
 
         En revanche, une autre idée s'est mise à cheminer en moi, celle de publier, sous forme de contes, fables et autres courts récits, ce qui pourrait s'appeler le livre de Baltos. Non pas un quatrième volume de Corliande, mais un recueil de ce que mon héros qui, on s'en souvient, tenait un carnet de voyage, aurait pu mettre par écrit après son retour au village. Ce serait un mélange de souvenirs, d'épisodes vécus lors de ce périple mais précédemment omis, et surtout d'histoires glanées par ci par là, ou racontées par les différents protagonistes rencontrés alors, tels que les sages du Deis Paesina, les automates, les fées ou encore Gawein. Cette idée me séduisait mais l'élaboration d'un autre projet d'envergure m’empêcha de m'y consacrer. Or je voulais avant tout que ce nouveau travail s'impose réellement à moi, et je n'étais pas sûre d'avoir assez de matière pour un quatrième livre. 
       
         Grâce à ce blog, où je peux publier au fil de l'eau, je me propose donc de vous soumettre, si le cœur vous en dit, chaque texte qui sortira de ma plume et pourra s'inscrire dans ce cadre. Il va de soi que cette lecture, si elle est libre d'accès, s'adresse avant tout à ceux qui ont eu connaissance des trois livres déjà publiés. Les autres apprécieront peut-être, je le souhaite, mais bien des allusions leur échapperont. Je commence donc avec la présentation d'un nouveau personnage, rencontré par Baltos et Serylia au palais minéral. Sous un anagramme, à une lettre près, j'ai ressuscité et rendue immortelle, du moins à mes yeux, la petite chatte Mélusine dont je parlais dans mon dernier article. C'est la magie de l'écriture. A voir, lire, télécharger ou imprimer ici